Peut-on franciser son nom ou son prénom lors de la naturalisation ?

Après la naturalisationPublié le

Oui. La personne qui acquiert la nationalité française peut demander la francisation de son nom de famille, de son ou ses prénoms, ou des deux ; elle peut aussi demander la francisation des prénoms de ses enfants mineurs, ou l'attribution d'un prénom français à une personne qui n'en a pas. La demande se fait avec la demande de naturalisation, et la francisation accordée figure dans le décret publié au Journal officiel (« autorisé à s'appeler légalement »).

Ce que permet la francisation

La francisation permet à la personne qui devient française de donner une forme française à son nom ou à ses prénoms. Selon la fiche Service-Public consacrée à la naturalisation, le demandeur peut solliciter :

  • la francisation de son nom de famille ;
  • la francisation de son ou ses prénoms, ou l'attribution d'un prénom français s'il n'a pas de prénom ;
  • la francisation des prénoms de ses enfants mineurs qui deviennent français avec lui.

La francisation est régie par la loi n° 72-964 du 25 octobre 1972 relative à la francisation des noms et prénoms des personnes qui acquièrent, recouvrent ou se font reconnaître la nationalité française, à laquelle renvoient les décrets de naturalisation.

Comment la demander

La demande de francisation se fait avec la demande de naturalisation. Elle est facultative : la naturalisation n'impose aucun changement de nom.

Où apparaît la francisation

Lorsque la francisation est accordée, elle figure dans le décret de naturalisation publié au Journal officiel, à la suite de l'identité de la personne, sous la forme : « autorisé(e) à s'appeler légalement » suivie du nom et des prénoms francisés.

À retenir

La francisation est un choix personnel, à formuler au moment de la demande. Une erreur dans un décret déjà publié se corrige par une demande de rectification auprès du ministère de l'Intérieur.

Sources

Informations vérifiées le 24 septembre 2026.

Information générale, qui ne remplace ni un avis juridique ni une décision de l'administration.

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